“Devrais-je arrêter de me relayer ? Dois-je arrêter de jouer au football ? Dis-le moi”


Plate-forme. Depuis la reprise de la Ligue française, les scènes de violences dans les stades se sont multipliées. J’ai été la victime la plus médiatisée, même si je ne suis pas la seule agressée de manière particulièrement lâche et inacceptable. Je tiens à préciser que si je souhaite écrire cette lettre, ce n’est pas pour une histoire de communication ou à la demande du club. Il n’y a pas de vice ni de comptes de ma part, et je n’ai aucune envie de faire pression sur qui que ce soit, et je m’en fiche, d’autant plus que je n’ai plus aucun intérêt personnel pour cette histoire.

Je veux juste essayer de donner un point de vue. Parce que je suis toujours la première victime des accidents à Nice et à Lyon [lors d’un match à Nice, le 22 août, Dimitri Payet avait reçu une bouteille d’eau dans le dos, et un supporteur avait tenté de le frapper ; à Lyon, un supporteur de l’Olympique lyonnais lui a lancé une bouteille sur la tête]Et Ce qui me donne un peu de légitimité. Je souhaite que la réunion ministérielle sur la violence dans les stades [prévue jeudi 16 décembre] Pas sans demain.

“J’ai été blessé autant par la bouteille que par l’impression que j’étais responsable des violences et de l’arrêt du match”

Je ne vais pas reprogrammer le match de la Commission de Discipline LFP, on a tout entendu avant, pendant et après ça. Je veux rester digne, contrairement à ceux qui ont laissé entendre qu’après tout, je ne devrais pas être “ça fait mal”. Ou parfois les mêmes, ceux qui voulaient que je reprenne ma place sur le terrain après m’avoir pris une bouteille en pleine figure.

En fait, j’ai été blessé autant par la bouteille que par le sens des responsabilités pour la violence et l’interruption du jeu. Je dis arrête ! Il y a assez. J’en ai marre que tout le monde mette pendant deux ans sans fournir le début de la solution. Désolé, mais il faut le dire, ce n’est pas le préfet qui est sur le parquet, ni le procureur, ni le délégué de la Ligue, ni les présidents de Nice, Lyon ou Marseille.

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Joueurs, c’est nous qui nous tuons. Et dans ce cas, c’est moi qui tire dans les virages. Dois-je arrêter de tirer dessus ? arrête de jouer? Ils m’ont dit.

Je m’étonne que les acteurs – le gouvernement, la ligue, les clubs – ne prennent pas un peu plus leurs responsabilités.

Le football doit monter

C’est une forme insupportable de résignation collective. J’aime la responsabilité collective raisonnable. Je le considérerais avant tout comme un joueur qui aime le jeu, le geste et la beauté du sport. J’aimerais pouvoir défendre mon idée du football sur toutes les pelouses de France sans me poser de questions, sans crainte de croiser des regards ou un geste de haine. Nous aimons le football parce que c’est ce qui nous unit. Ne jurez pas car nous portons les couleurs du club. Le football doit monter, notre première division est belle.

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