Que sont-ils devenus ? Philip Bergero, ancien gardien du TFC, passe des journées tranquilles au Comminges


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Cible emblématique de Tvisi et capitaine dans les années 80 dorées, le Basque de 67 ans et 485 joueurs de D1 se sont réfugiés dans les Pyrénées. Où ils chassent la truite fario. loin des terrains de football.

Petit-Valier, Cagire, Pic du Midi… Adossé au mur de pierre de son balcon panoramique, Philippe Bergero recense les sommets des Pyrénées. “Les levers et couchers de soleil, comme vous pouvez le voir, sont merveilleux… et puis les orages, quand les choses se passent à Areej, bobopop, le ciel est magnifique!”

Retirés du monde du football pendant cinq ans, le gardien du TFC (1983-1988) et les Bleus (3 joueurs) se sont également retirés de la civilisation si l’on compte la séquence. Au cœur de son Comminges, les jours heureux coulent dans les ruisseaux comme la caresse de la truite : « fario, au toc ; je refuse d’attraper, naturellement.

« Il faut aimer la campagne, hein ? Bienvenue dans son village de seulement 300 habitants. “Non, le football ne me manque pas”, poursuit le natif de Ciboure, planté au milieu de son paradis terrestre. Aucun signe de vantardise – une photo, une tasse, une chemise – qui rappelle le métier de vieux. chat qu’il vient de récupérer « derrière le bois, mi-mort, mi-sauvage ».

“J’ai vécu ma passion pendant 45 ans, en devenant un géant (1m91 sous la tête), 15 en joueur et 30 en entraîneur. Incroyable chance, je n’ai jamais eu l’impression de travailler. Maintenant vient un temps où je pense , il faut savoir arrêter. Faire de la place aux jeunes. Alors , il hésite, pas à montrer mon pedigree, mais avec mes deux chapeaux j’ai tout su entre les Mondiaux, les Euros, et les JO que mon enfance a toujours été le rêve des Coupes d’Europe.

Diego, Pino, Pôle

Arrête, arrêt sur image. Inévitable. Non modifiable. Stade de Toulouse, le 1er octobre 1986, premier tour de la Coupe d’Europe, match retour remporté 1-0 après le revers 0-1 en Italie il y a deux semaines. Tirs au but contre Napoli Di Maradona, le nouveau champion du monde avec l’Argentine, il faut passer. Alberto Tarantini, un compatriote qui joue pour l’équipe du Teff, n’a pas tremblé lorsqu’il a fait tourner son joueur. C’était le cinquième de la série. Le deal est simple puisque le roi Diego démarre sa foulée : si le magicien ne marque pas le N° 10, la qualification sera dans la poche du gang de Marcico. Une vraie réussite. « Surtout, comme le dit Bergero pour la trente-cinquième fois (le nombre de spectateurs dans le stade ce soir-là), je me souviens des mots d’Alberto : ‘Ne bouge pas et attends la dernière minute, Diego regarde toujours le contraire. “”

Le capitaine violet s’exécute, Maradona tire sur le poteau et la Ville Rose est littéralement en feu… « Quel fou, constate l’International A, je n’ai pas arrêté Pino (le ballon rebondissait sur sa cuisse droite après que ma tête ait heurté la cage, ndlr) mais tout le monde m’appelait encore dans la rue À propos de ça… Par contre, j’ai arrêté le quatrième, Bunny (sourire).

champignon secret

Champion Bergeru jouera encore deux saisons à Toulouse, avant de lever les gants. Pour passer de l’autre côté de l’aile et débuter sa carrière de technicien avec un égal succès : champion d’Europe en 1984 et médaillé de bronze à la 86e Coupe du monde sur le terrain en troisième but, l’homme dans la peau d’aujourd’hui aux lunettes rectangulaires a diriger toutes les équipes de France, à l’exception de l’Espagne. Car l’assistante d’Aimée Jacquet en 1998 était aussi l’entraîneur des filles aux JO 2016 de Rio.

Cinq ans plus tard, comme nous l’avons dit, le circuit a certainement bouclé un cycle complet. Aujourd’hui, Philippe préfère aller aux cèpes « même si je me tais chez moi », apporter un casse-croûte à des amis à Palombières « Sans chasser, je regarde Dame Nature, je suis un élément dans mon élément ».
On l’a : Petit-Valier, Cagire, Pic du Midi…

cette année…

1987. Bien sûr. C’est l’année civile au centre de deux saisons : 86-87 et 87-88. Soit les deux premières campagnes européennes du Pink City Club. A cette époque, cela s’appelait la Coupe d’Europe. Les deux fois, Toulouse passera par son capitaine Bergero au deuxième tour. Mais, bien sûr, l’élimination de Napoli Maradona, c’est la première apparition des violettes sur la scène continentale qui se poursuit, après 35 ans, les soirs d’été sur les bords de Garonne !



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